mercredi 29 mai 2013

"White Project" ! C'est parti pour la rentrée 2013!


Voila c'est parti, depuis un an que ce projet se discute s'évalue et se monte, il est enfin en train de se réaliser concrètement . Je tiens à remercier l'équipe du Local de poitiers qui m'a proposé de me confier cette  "carte blanche  à Pierre Chauvin"pour organiser la saison 2013 2014 de l'espace galerie.
Ce  lundi 13 Mai 2013 les artistes associés au projet on été réunis afin de se rencontrer,  de discuter de nos choix et de nos  propositions.
4 expositions avec 12 Artistes-Plasticiens, des concerts, des lectures de textes et poèmes des conférences des ateliers et des médiations, voila ce que nous proposerons autour de la question:



Pierre Chauvin: Nuages (détail)

Comment les artistes peuvent-ils s’inscrire dans une démarche de  développement durable ?

« White project… », C’est un parcours,  un  cheminement, vers plus de  clarté, plus d’espoir, pour demain. « Entres les Ombres, la lumière » c’est  le thème que j’ai proposé et qui a été retenu par les  responsables du local pour cette saison 2013-2014 de l’espace galerie entre les mois d’ Octobre 2013  et  juin 2014. Cette  carte blanche me permet  d’inviter et  de  questionner des artistes sur leur place et leur engagement de travail  dans  notre environnement sociétal  face à  son devenir, et  ainsi faire appel à  leur  proposition autour de  la thématique du développement durable.
Nous commencerons la  saison  par la  présentation de  mon travail réalisé depuis la catastrophe sismique et nucléaire de Fukushima  du 11 Mars 2011, catastrophe  qui se poursuit  insidieusement chaque jour dans un des plus grands    silences. La question : «  Pourquoi et comment et représenter  le désastre ? » est posée. Suivra ensuite une exposition sur  la place du dessin comme une des clés possible de  la lecture du réel.  Pour conclure j’ai proposé aux artistes et plasticiens, en deux expositions  successives, de travailler sur les thématiques  complémentaires: le sombre et ensuite la lumière.
Tout au long de cette saison, le Musée Sainte Croix de Poitiers,  partenaire  actif de ce  projet,  nous proposera quelques œuvres sorties de leur fond de réserve autour de chaque  exposition ainsi que des ateliers qui seront proposés pour tous  les publics au sein du Musée sur les thématiques du projet.
J’espère que ces quatre expositions, ainsi que  l’ensemble  des évènements qui y seront associés, nous  porteront  dans  une dynamique  de réflexion, de rencontres et d’échanges, de discussions  riches et passionnantes, afin de révéler,  avec l’ensemble des artistes (Peintres, graveurs, plasticiens, sculpteurs ) et de l’ensemble des intervenants autour de ce projet  (Musiciens, conférenciers, lecture de textes et poèmes , acteurs des médiations autour des expositions) quelques  éléments de propositions et d’actions qui nous permettent d’envisager un avenir moins sombre que celui que l’on nous    prédit. Que puisse  ainsi se révéler quelques pistes quelques idées nécessaires pour un destin, un futur  pour l’humanité,  plus clément et enfin plus lumineux.
Tout Cela ne pourra se construire que   si nous le désirons et si nous  le voulons avec détermination. Bonne saison 2013-2014 pour vous tous  avec toute l’équipe du Local de Poitiers et du « White Project »..
Pierre Chauvin

mercredi 16 janvier 2013

Adieu mon ami Pierrot !

La lumière de Pierrot
Cette nuit entre le 15 et le 16 Janvier 2013, mon ami Pierrot Jolivet est parti. 

Une lumière brule dans l'atelier ce matin en sa mémoire pour ce q'il fut un homme généreux et sensible. Il s'est battu avec sa maladie, longuement avec un courage immense et lucide , de 6 mois d'espérance de vie il est parti au bout de 2 années  notre amitié est à  jamais scellée à présent dans le temps éternel.
Merci Pierrot, merci  mon ami de toute l'amitié et  du soutien à mon travail de peintre, de  la confiance que tu m'a accordé il y a plus de dix années et de cette journée de septembre 2001 ou tu m'as demandé de réaliser ce grand travail, cette "Cena degli Donne", qui m'a demandé deux années de travail d'atelier .
Adieu Pierrot!  Merci de ton immense  amitié elle m'a été très précieuse et elle  sera toujours présente en moi Adieu!

Jeanne pleure ce matin...


La "Cena degli Donne" dans l'atelier Juillet 2003




mercredi 23 mai 2012

Fukushima Daïchi le désastre : le Travail est exposé…



Le désir de montrer le travail  sur Fukushima s’est concrétisé depuis le mois de février.


Ceci a pu se faire  grâce  à la bienveillance de mon amie Marie Pachulski du groupe de Europe Ecologie les Verts de la Vienne (EELV) qui, sachant ma difficulté à trouver un lieu d’exposition sur Poitiers, m’a tout de suite proposé de venir accrocher mes peintures dans leur local au cœur du centre ville. 

Cela c’est fait très rapidement, avec le regard connaisseur précis et rigoureux de Marie Legrand qui fut partie prenante  dans cette expérience. Les peintures n’étaient pas encadrées, un moyen fut trouvé d’exposer les travaux sur papier  directement  sur les murs : Scotch de peintre; barre de métal;  petits aimants ont fait l’affaire. Ce fut ainsi  un accrochage que j’ai pu nommé de "précaire et direct" sans aucun décorum directement du mur de l’atelier à la galerie.


Au Vernissage une  présence nombreuse, malgré le froid et  la neige qui paralysait toute la circulation sur les routes du Poitou.Amies, Amis, furent là avec les sympatisants et les militants du mouvement EELV.
Lien Article de la Nouvelle République de Centre Ouest :
L’exposition de mon travail a pu être vu à l’occasion du premier anniversaire de cette catastrophe immense. Les Verts ont manifesté autour du 11 Mars en rappelant la mémoire des liquidateurs de Tchernobyl ces héros de l’atome à qui l’Europe entière doit d’exister encore par le sacrifice de leurs vies.


Le rassemblement fut régional, les militant des Deux Sèvres,  ont pu voir ainsi l’exposition. Ils exprimèrent à cette occasion leur volonté de pouvoir  monter l’exposition dans leur local de Niort.


Cela a pu être  fait dès le décrochage à Poitiers grâce à  la  volonté de  la secrétaire du mouvement pour les Deux  Sèvres et depuis le 26 Avril et ce jusqu’au 1 juin 2012  au 83 rue de la gare à Niort , et le 18 Mai, nous avons pu faire un vernissage  en présence de  Virginie Leonard Candidate pour EELV  à l’ élection législative dans la Première circonscription des Deux  Sèvres.

Lien Blog de Virginie Léonard Compte rendu du Vernissage :
http://deuxsevres.eelv.fr/19/vernissage-pierre-chauvin-fukushima-daiichi-le-desastre/



Je suis très heureux que ce travail ait pu rencontrer un public nombreux, j’espère que le cheminement de cette exposition continuera, car rien ne peut être pire que l’oubli de la tragédie que vivent toujours et encore  le peuple Japonais. Rien n’est malheureusement terminé, les nouvelles de chaque jour qui passent  ne cessent de nous  démontrer que le danger du feu  nucléaire est toujours aussi grand pour eux, comme pour nous…

Du nucléaire…Il faut en sortir absolument avant qu’il ne soit  trop tard !


mardi 1 mai 2012

« Ground-Zero » une Issue de Secours" possible?


Installation Pierre Chauvin:  "Ground-Zero ",   23 Avril 2012 à la Chapelle Saint Louis. Poitiers


"Ground-Zero"






"Sous la neige la plage ?"

Ce 24 avril, l’installation terminée, je sortais  de trois mois d’itinérance  et de travail autour du thème de l’exposition collective  2012 « Sortie de secours ».
Les deux peintures installées, Les derniers débris jetés, les quelques éclats de verre, dispersés sur ce grand drap rouge , il fallait expliquer à présent tout cela , trouver (retrouver) le fil  conducteur de ce  processus d’élaboration , retrouver ma propre cohérence et  poser la question :  « comment tout cela a débuté ? »

"Transgression; Temerité; un issue possible?"  (2012)
Comme une évidence l’appel de Karol Jòsef Wojtila « N’ayez pas peur, l’amour rend libre, n’ayez pas peur ! » s’est imposé
Oui il me fallait m’appuyer sur  cette parole, très vite  l’image de ce pape (Habemus Papam) terrassé par une météorite  de l’installation de  Maurizio Cattelan pour «La nona ora»  me sembla des plus  pertinente. Je pensais aussi à la résonance qu’aurait cette image installée dans la chapelle Saint Louis déconsacrée , lieu de l’exposition. Oui ce pape téméraire intrépide soudainement terrassé alors qu’il invitait  l’humanité à ne pas hésiter ni résister aux élans de l’amour, aux chemins difficiles…
Donc ce travail commençait par   cette puissance qui reste encore possible  par l’image, Ce qu’elle peut exprimer  dans la force de la  transgression dans l’art. 
Que faire à la neuvième heure ? Quelle est l’issue ? Jésus, sur la Croix , eut ces paroles étonnantes, paroles de faiblesse,  paroles du doute chez le fils «  Père, pourquoi  m ‘as tu abandonné ? »
Le fils de Dieu fait homme  a douté lui aussi  en cette neuvième heure comme tout ceux et celles qui entament un dialogue avec l’invisible et qui n’hésitent pas à prendre des voies improbables  mystérieuses, celles qui deviendront parfois bien plus tard les nouvelles évidences de l’humanité entière.


Comment se permettre de transgresser pour aller vers un « autre » au delà ?   Comment pouvoir défricher de nouvelles contrées de nouveaux  espaces immenses et nous diriger vers nos propres issues de secours munis seulement d’un piètre matériel et de  quelques intuitions sensibles  qui sont celles d’artiste, de rêveurs ,de créateurs ,d’inventeurs.

"Un acte d'amour immense..."
Il y a eu ensuite l’acte magnifique de Rindy Sam sur la toile de Cy Twombly  en Avignon… Cette transgression et toutes les poursuites  judiciaires entamées par le collectionneur qui navra l’artiste, sans doute, et  l’affecta profondément …pourtant… Une toile même vierge n’est qu’une toile mais là c’était un Cy Twombly …Comment résister à une envie si brulante ? Dégradation d’œuvre d’art ou acte d’amour immense ? Comment ne pas sentir l’ombre de Marcel Duchamp planer encore  et pour longtemps parmi nous?



"Révolution;Invention : une issue pertinente?" 2012


Ensuite vint  le travail sur l’immobilisme (les pieds sur  le sol) après les catastrophes, L’immobilisme aussi de l’image : Comment faire bouger  la vie ? un pavé ? une invention ? Là,  j’ai rencontré sur mon chemin Etienne Jules Marey  qui ouvrit avec la "Chronographie" la voie vers le cinéma avec  les photos de son homme qui courait. Je retrouvais l’inspiration des   pictogrammes qui nous invitent  tous à sortir rapidement en situation de danger. Et voilà la boucle était close; il me fallait sortir élégamment de tout cela.
L’Idée de l’installation vint après le travail de peinture. Un grand tissus rouge, comme le sang, l’amour, la révolution, le danger,  Les débris de verre, témoins  de mes maladresses récupérées, et , de ces plafonds qu’il faut toujours briser, vinrent  les fragments de plâtre comme traces de l’irruption de la météorite qui fut si brillante si lourde et si pesante, qui perçât les voutes de l’édifice. Les délimitations de cette zone à risques par un balisage  no mans land, vint alors  la notion de  back-ground comme le sol ou l’on est toujours debout après un désastre et enfin le titre  « ground-zéro » comme la trace de tous les dangers et des folies de notre  monde,  l’ espace  marqué de nos reconstructions inévitables et nécessaires.
La préparation...
Enfin pour aboutir invitation fut faite à toutes  les femmes, sur une toile carré  et blanche, de refaire le geste en suivant la parole  de Rindy Sam :

Un sourire? Un baiser?



la première qui a osé...





Une autre qui ose...
« j’ai fait juste un bisou »: voilà  une issue remarquable, si pleine de secours!


***









vendredi 25 novembre 2011

Kolo! Voila bien ce qui me plait...

Voilà je soumet à votre attention cette vidéo de Natacha Paganelli sur une composition musicale de   Mathieu Chauvin.  J'ai aimé la correspondance entre le  travail de création et du montage vidéo et de la composition musicale. Cette vidéo a été, en partie, conçue dans l' atelier de l'ile de Ré, en  l'été de juillet 2009,  et la musique, en partie, dans l'atelier de Jaunay Clan par Mathieu. Voilà ce que l'on peut appeler une double  résidence d'artiste réussie.
Bon voyage à vous toutes et tous,  dans cette chorégraphie imaginaire et   poétique, laissez vous prendre au charme d'un  voyage visuel et musical, un sorte de grand rêve éveillé comme j'aime à les   rechercher, comme parfois nous les trouvons sur nos chemins de recherche...Heureuse rencontre que celle là.



KOLO


Kolo from Natacha Paganelli on Vimeo. musique Mathieu Chauvin Aka MTC


Cette installation a été montré depuis en Serbie, au festival EXIT Maisons des Arts de Créteil, au festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, Lille Expo 2010,  au CEAC de Strasbourg...

mercredi 7 septembre 2011

Fukushima-Daiichi: Travail sur le Désastre…


Fukushima-Daiichi: Travail sur  l’attentat contre les populations du Japon et le Désastre…

Sortie des liquidateurs: le cœur du réacteur est en fusion.

" 6 mois après le 11 Mars 2011 n’oublions pas: Rien n’est réglé à Fukushima..."


Après avoir gardé,  accumulé et  collecté : photos, articles, depuis le 12 mars  2011, j’ai entrepris un travail de recherche et de compréhension graphique sur cette catastrophe.
Durant la dernière semaine du mois d’Avril, séjour à Fons-sur-Lussan, j’ai pu jeter sur le papier quelques idées, peindre de mémoire tout ce que j’avais pu voir, réécrire cette sorte  de mémoire forcément  imprécise, de ce que j’avais imaginé possible de rendre, de traduire, de transcrire. De retour à l’atelier de Jaunay-Clan, j’ai entrepris de travailler plus précisément sur des dessins et peintures directement inspirée des photos et récits publiés depuis le 11 Mars 2011  dans la presse et les photos publiées sur le réseau. 

Fukushima: La neige n'était pas que blanche
Travail sur table à l'atelier
 
Un jour en passant près de la cathédrale St Pierre de Poitiers j’ai été saisi par la force des sculptures du tympan central représentant le jugement dernier. J’ai entrepris d’en faire les relevés puis après recherche j'ai travaillé sur le tympan  de la cathédrale Saint Lazare d’Autun (Ville natale de  mon amie Mireille C. merci pour son aide!)



Le jugement dernier

J’en suis venu,  ensuite,  à faire  une  correspondance-coïncidence avec  la Porte des Enfers de Rodin, et de sa sculpture plus généralement. Au désastre écrit, décrit, dessiné, peint, j’y ai inséré l’image de ces  corps en souffrance, en  renaissance et en  résurgence, parfois ces corps se trouvant être aux cotés de héros de ce désastre : sauveteurs et/ou liquidateurs.
Le travail sur le « Désastre »  fait écho, en forme de suite non décidée mais toutefois pertinente, aux peintures de l'exposition   « Ecce Corpus ». ( Dortoirs des moines de St Benoît en Novembre 2010)

L'échouage

 J’espère pouvoir un jour montrer l’ensemble de ce travail, bien qu’il sera long et rigoureux… Tant que les réacteurs de Fukushima Daiichi : N°1, 2, 3, 4, nous irradierons encore…

Incarnation

 
 


La marche des liquidateurs




 À suivre… Le 11 septembre 2011.

lundi 9 mai 2011

"IlSogno" Exposition Que croyez vous voir Avril 2011...


Voilà l'exposition s'est terminée ce Dimanche 1 Mai 2011 vers 18H30.
 Aprés les 10 jours d'ouverture, la désinstallation s'est déroulée plus rapidement que l'installation qui m'avait pris près de 2 jours pleins avant d'être opérationnelle. La principale question qui s'est posée a été de pouvoir assombrir l'espace ou s'est monté l'installation "Il Sogno". Pour se faire, nous avons dû enfermer le dispositif entre 4 grilles ,type Beaubourg, ce qui nous a permit de réaliser la création d' un toit de tissus noir, occultant. Ainsi,   les effets lumineux des projecteurs ont pu de manières visible animer la projection des silhouettes sur le dessin écran placé sur le mur de la crypte de la Chapelle Saint Louis. 
Les retours, les impressions, et les commentaires des visiteurs  autour de l'installation ont été à la hauteur, et bien au delà de mes attentes. il est vrai que ce type de montage provoque des émotions parfois  bien plus fortes que la simple vision d'un dessin, d'une peinture, d'un volume. 
 Depuis longtemps j'essayais d'imaginer ce que je pouvais réaliser, autrement que par les médiums classiques que j'utilise depuis plus de 20 ans,  pour accrocher le regard , l'attention et l'écoute du visiteurs, de l'amateur. 
le Sujet de cette  question posée "Que croyez vous voir ?" m'a aidé pendant tout mon  cheminement de la première idée jusqu'à la réalistation finale. 
Oui le démontage fut rapide un peu trop sans doute et tout cela est maintenant archivé rangé peut être un jour je pourrais remonter le songe cette nuit d'été presque un rêve


Texte écrit pour l'installation "Il Sogno"

«  Cette nuit d’été,  comme un songe… Presque un rêve…. »

Y a -t-il une différence entre le songe et le rêve ?
Quelle peut être la nuance de signification entre ces  deux mots ? si infime soit elle,  cette nuance, cette proximité de sens,  justifierait un choix d’emploi différent  pour décrire, transcrire, deux états proches et pourtant distincts.
Sachant le rêve comme phase paradoxale du sommeil, le songe est pour moi le rêve éveillé, survenant, brusquement au moment encore chaud du crépuscule après, sans doute,  une longue journée d’un mois de juin. Ce songe est  comme un necessaire relâchement de la  conscience encore très présente, d’un mental fatigué  de tant d’efforts au quotidien, là, où la venue de la nuit, cette nuit là,  libre débandade des idées, des images, des sensations de manières débridées.
Le songe, comme un entre deux indéfinissable, où plus rien ne semble contrôler le fabuleu  vagabondage de ces  chimères, et, où elles peuvent se permettre d’être tellement incohérentes indiscrètes impossibles en l’état, et pourtant…
Voilà ce je nomme « un songe…Presque un rêve », un doux moment à la fois de repos et d’esquisse du travail possible, c’ est aussi l’ instant d’inspiration, comme une belle visite de quelques bienveillantes Muses, un très beau cadeaux de la vie en somme … Ce songe éveillé, le début d’un rêve, les yeux mi-clos, à la tombée du jour pour préparer le lendemain, ce « presque rien », ce quelque chose qui surgit du plus lointain de nous même, qui nous submerge qui nous démultiplie.
Je ne sais plus à présent vraiment  de quoi est partit  tout ce travail d’installation:
 Y a-t -il eut seulement un songe en forme de prémonition? Non, je ne sais plus, peut être l’idée de transcrire dans l’espace ces images évolutives et changeantes, ces minuscules espaces qui nous poussent, toujours, à aller plus loin encore, mais le songe peut aussi surgir de là, à présent, de cette production visuelle et sonore… tout de suite, peut être demain ou sans doute jamais.
Quant à cette nuit d’été nommée et désignée, c’est une toute autre histoire, une histoire ayant débuté il y a un quelques temps maintenant et qui, depuis, s’écrit toujours, en un devenir improbable et  surprenant .
                                                                                 
Pierre Chauvin  12 Avril 2011